Lyrics

Clair Obscur

T’écrire ces mots à la lueur d’une bougie
Pensées éparses éclatées dans la nuit
Et l’infini des heures pâles du petit jour
Fanent les pleurs 
Et sans contour
  
Chanter l’écho de nos soupirs interdits
Egarée là, dans le flot de nos oublis
Etoile au vent, vibrant comme au premier jour
Voile mon cœur
Vole toujours
  
Et les étoiles chavirent à l’horizon
Ivres de ta lumière
A l’orée de tes songes
Elles s’écartent
Ne me laissant que poussière
  
Vaste étendue de nos murmures assombris
Prend le relais de mon rêve évanoui
Poussière d’aurore éclaboussant l’avenir
Dans la couleur 
Des souvenirs
 
Et les éclairs nous abandonneront
Constellant les rivières
Arrachant les beaux jours
Tonnent en cœur
Au plus profond de nos mers
  
Collent à ma peau les printemps de nos nuits
Cœur posé là, à la lueur d’une bougie

Route nord

Aube claire peinturée de nuages
Laisser derrière mes anciens paysages
Lacet bordé de vert slalome au gré des monts
Loin des rancoeurs amères nées de mes illusions

Perdue en route
Dans l’immensité
Sentir une autre vérité
Coeur à l’écoute
Boussole en main
Pas à pas trouver le chemin

Aussi loin que le ciel m’ait portée
À travers mes espoirs enneigés
Vole au-delà des mers mon désir vagabond
Semer dans une terre mes prochaines saisons

Cette terre s’habille d’humilité
Miroir de l’être, magie de l’indompté
Dans son grand manteau blanc je me sens protégée
Brouiller les souvenirs et tout recommencer

Perdue en route
L’immensité
Sentir une autre vérité
Coeur à l’écoute
Boussole en main
Pas à pas trouver le chemin 

D’or et de laine

Téméraire à la boucle de feu
Tachetée d'acajou l'enfant est douce
Et dans son regard de mousse
Déjà naissent des rêves de justice et d'égalité

Tout en laine et tout en or
Sous un ciel d'étoiles rousses
Elle lui offre son trésor
A lui se lie au yeux de tous

Dans la poussière s’emmêlaient nos mèches d’ambre
Je vivais avec sa brillante volonté
Panache de carthame penché sur l’histoire de Paname
Dans un étui discret se cache une grande âme
 
Elle pose son doigt sur la carte
Et là voilà partie
Exploratrice de saveurs et de coloris
Tantôt là, poursuivant ses rêves d’ailleurs 
Souvent ici, enlacée aux fils de sa vie
 
Toute en laine et toute en or
Sous un ciel d’étoiles rousses
Elle lui offre son trésor
A lui se lie aux yeux de tous
 
Aujourd’hui, par un anneau doré
Forgé de joie vagabonde
Dans sa splendide dualité
Elle épouse le bout du monde
  
Toute en laine et toute en or
Sous un ciel d’étoiles rousses
Elle lui offre son trésor
A lui se lie aux yeux de tous

Skagway

Drifting on a solitary
Blinded by desire to be free
My desperate mind longing to be seen
Sacred winds of time streamed you by your side
And stoked a fire on remaining ambers of my soul

And we met you were so present
We would only live the moment
Our love was meant to care for each other
You helped me understand I deserve to be loved
And made me feel worthy enough to be on earth

Take me on the road to Skagway
A time to contemplate our hearts beat together
Let’s hit the stunning pass across the border
And share the mending tears that grow us better humans

And one day you harshly hit the ground
Now there’s no time for me around
You’ve found a home, an anchor to your life
How could I be sad to feel you’re sowing roots
Even if it makes me have to take another route

Take me on the road to Skagway
A time to contemplate our hearts beat together
Let’s hit the stunning pass across the border
And share the mending tears that grow us better humans

We’ve always known there’s a time for us to part
My all life long I will foster in my heart
Your tenderness, and your gentle smile
If my faith ever falls appart, I’ll call on a memory of
Should my faith ever start to falter, please let me always remember
A shiny day up on the road that brought us back to life


Take me on a last trip to Skagway
Celebrate the days we had together
Our love will remain here at the border
Caring for the the tears that grew us better humans

Our love will remain at the border
Caring for the tears that grew us better humans

Vol solitaire

Dans les vallées de l’enfance
A bord de mon camion enchanté      
J’étais toujours en partance
Pour des nouveaux mondes imaginés

Je portais sur moi les trésors
Valises emplies de mille couleurs
Toujours prête à changer de décor
Dans le confort des songes d’ailleurs

Rassembler l’essentiel
Partir à tire d’aile

Voler où l’envie m’emporte
Danser encore un peu
J’aimerais rester mais qu’importe
Si ce n’est pas à deux 
L’oiseau solitaire
Est libre comme l’air 

Le camion s’est évanoui
Ecartant lentement les rideaux
Sur la trentaine qui semait par ici
Des histoires d’amour et des berceaux

Et j’ai pensé qu’il était temps
De planter aussi mon avenir
Mais les pousses dont j’espérais tant
Se sont évaporées en soupirs

J’ai remis ma vie en petit format
Et j’ai tout emporté avec moi

Voler où l’envie m’emporte
Danser encore un peu
J’aimerais rester mais qu’importe
Si ce n’est pas à deux 
L’oiseau solitaire
Est libre comme l’air


Entre mes mains, le volant bien concret
De mes rêveries réalisées
J’ai tout aménagé à l’intérieur
Enfin peut commencer le bonheur


Mais il fait froid et je suis seule
Pas de tendre caresse dans mon cou
De mes fantaisies je dois faire le deuil
Si je veux fleurir malgré tout

Débarrasser mes rêves de leurs lubies
M’enraciner profond dans la vie 

Voler où l’envie m’emporte
Danser encore un peu
J’aimerais rester mais qu’importe
Si ce n’est pas à deux 
L’oiseau solitaire
Est libre comme l’air

Beautés sacrées

Je suis la femme cachée celle que tu ne vois pas
Absorbé par l’éclat de ces corps apprêtés
Et les courbes soyeuses éclairées d’apparats 
Quand l’effluve allumeuse t’emporte dans ses bras
 
Je ne veux plus paraître l’oeil souligné de noir
Espérer que peut-être tu m’offres ton regard
 
 A nos beautés sacrées
 Harmonies silencieuses
 A nos couleurs nacrées 
 A nos étreintes mélodieuses
 
Si tes yeux ne scintillent que des femmes fantasmées
Mes pâles atours vacillent d’espoirs abandonnés
Ce costume séduisant n’est pas taillé pour moi
Ton visage obsédant hélas ne me voit pas
 
Alors à bout de drames désarmée de patience
J’aiguiserai mes larmes j’affuterai ma chance
 
 A nos beautés sacrées
 Harmonies silencieuses
 A nos couleurs nacrées 
 A nos étreintes mélodieuses
 
Et j’abandonne ici ma colère enflammée
Par l’attirance jolie qu’un visage peut graver
Je creuserai sans répit les abysses de mon âme
Pour un jour démasquer l’amour que mon corps clame
 
Enfin je gravirai le sentier lumineux
Que les nuages tremblent sous mes pas valeureux
 
 A nos beautés sacrées
 Harmonies silencieuses
 A nos couleurs nacrées 
 A nos étreintes mélodieuses

Mot d’espoir

On était de passage dans la villa des pleurs
A peine t’ai-je vu, mélangée dans mes peurs
Ton chemin tourmenté a recroisé le mien
Depuis je n’ai rêvé depuis que de serrer ta main
 
Le feu de tes yeux clairs ce jour m’a envahie
Et je suis prisonnière de mon coeur alourdi
 
 Un dernier mot d’espoir avant d’abandonner
 Un amour illusoire resurgissant du passé
 
Pour qu’enfin tu me vois, même après années
J’ai exhumé la force de gravir des sommets
Mais les femmes que tu aimes ne me ressemblent pas
Je suis l’amour caché que jamais tu ne vois
 
 Si je suis l’âme soeur qui parfois t’attendrit
 Jamais tu n’as rêvé de partager ma vie
 
 Un dernier mot d’espoir avant d’abandonner
 Un amour illusoire resurgissant du passé
 
Je me suis évadée à l’autre bout du monde
Aller noyer là-bas cette histoire inféconde
Dans les étangs gelés, j’ai revu peu à peu
Se dessiner enfin un sourire dans mes yeux
 
Ne plus rien espérer, de tes mots emmêlés
Je veux être libre, libre d’être aimée
 
 Un dernier mot d’espoir avant d’abandonner
 Un amour illusoire resurgissant du passé